Randonnée sans randonnée

Les randonneurs sont formidables ! Les  Lorrains de la Seille sont formidables !

 

Nous avons eu une de ces randonnées sans randonnée dont on se souviendra.

Randonnée sans randonnée, à cause du mauvais temps, mais le goûter  a été maintenu  chez Marie-Claire et Jean-Claude, les organisateurs de la promenade du jour qui devait se faire à Marly.

 

Ce goûter va nous obliger à reconsidérer la notion de goûter tellement il ressemble à un festin lorrain d’avant Noël, pâtés lorrains faits par le maître de maison, gâteaux à l’orange et tartes au citron maison, plus une variété d’une dizaine de gâteaux de Noël servis avec vin blanc pétillant et rouge généreux. Le tout en surabondance et délicieux dans une maison accueillante avec des randonneurs reposés et pour cause !

 

Ce repas inattendu est bien gai, la conversation est éclatée en petits groupes, s’affaiblit avec la dégustation des pâtés et des desserts et rebondit avec autant de force que tout à l’heure, à l’apéritif,  les vœux à Jean-Claude dont c’est l’anniversaire. Bernadette, qui a failli casser une fenêtre en conseillant une place de parking aux derniers arrivants, se rattrape en maniant avec dextérité la pelle à tarte. Sa place de convive du milieu de la table, la destine à ce rôle qui lui convient d’autant plus qu’elle est assise sur une chaise qui la surélève. Le grand Claude, placé en face d’elle et assis sur une chaise normale, fait docilement passer les assiettes, Odile raconte sa peur d’une bête inconnue cachée dans son garage et, comme elle imite le grognement de cette bête, on partagerait sa peur si elle n’avouait avoir découvert un pauvre chat coincé entre frigo et congélo. Guy parle théâtre avec Daniel, ce qui ne l’empêche pas de remarquer que « Marie-Françoise est en beauté ». C’est qu’elle sort d’autres agapes avec d’anciens collègues. Si on évoque les randonnées futures c’est aussi pour rechercher si d’autres anniversaires ne seraient pas prétextes à d’autres réjouissances.

 

 

Bref, sous le toit de nos généreux hôtes, autour de cette table amicale, on se félicite du vent et de la pluie froide qui nous ont réunis ce soir et qui retournent mon parapluie quand je reviens chez moi, ravie qu’on ait pensé à moi pour cette randonnée si particulière.