ETANGS d'OUTRE-MOSELLE

MERCREDI 20 JANVIER 2016 :

Les marcheurs d’aujourd’hui se sont retrouvés après une promenade aisée et poétique entre Moselle et étangs, chez Daniel à Longeville, assis confortablement dans son salon bien chauffé, plaisantant et dégustant tarte au citron et cake aux fruits de Bernadette que Guy Georges a découpés en quatorze parts volontairement inégales, buvant le thé encore chaud des thermos sorties des sacs à dos. Comme on a beaucoup discuté en marchant au point que les dix kilomètres parcourus l’ont été sans peine, on pourrait croire qu’il n’y aurait plus grand-chose à se dire mais on s’amuse des contrepèteries de Jean-Paul et de Jean-Claude, de l’interrogation de Maryvonne faussement naïve et qui, parce qu’on évoque maux et remèdes, cachets de ceci et gouttes de cela, lance à cette assemblée rieuse où les sexagénaires sportifs donnent une impression de santé et de force : « Finalement qui ne prend pas ses petites gouttes ? ». Elle ponctue son propos par le rappel de celles qui pendaient à nos nez dans le froid vif du chemin de halage.

 

Promenade aisée et poétique dès le début puisque les arbres et arbustes de la campagne à la sortie de Marly sont, branche à branche, branchettes et broussailles, poudrés de givre. Quand on arrive au Chemin de la Moselle à Longeville, plus de givre sur les roseaux séchés et les arbres dépouillés. L’eau paraît gelée dans l’immobilité de ses bords alors qu’en son milieu un canard fendant l’eau en triangle remonte le courant, à moins qu’il ne le descende, j’ai toujours une difficulté à me situer dans un lieu inconnu et il faudra les précisions de Claude et même la boussole de Daniel pour me remettre la tête au nord.

 

Nous marchons sur des chemins durcis par le gel entre des eaux variées, celles immobiles du canal, celles comme huilées des étangs bordés des cabanons d’été et des promontoires à bateaux de plaisance, celles de la large Moselle que nous longeons sur ses deux rives, passé et repassé le pont de l’autoroute. Nous avons des vues d’une beauté et d’une pureté absolues que rendront sans doute les photos prises. Ainsi, au détour du sentier, entre les arbres et les broussailles grises du premier plan, sous le ciel sans couleur où perce, dans un halo, un soleil affaibli qu’on peut regarder en face, la surface lisse et brillante de l’eau conduit le regard jusqu’à l’arrière-plan des collines et de leur reflet. Rien de violent dans ces paysages embrumés sous cette lumière filtrée, l’air seul est vif.

 

 

On se séparera la semaine prochaine, un groupe fera une promenade en raquette dans les Vosges, un autre marchera dans la région. Comme nous avons parlé de Marthe qui n’a pu être des nôtres aujourd’hui, et que quelqu’un a évoqué la date de son anniversaire, je me permets de me faire le porte-parole de tous pour lui souhaiter, après demain, un bon anniversaire !