RANDO GUSTATIVE

Le repas d’avant les fêtes est prévu au restaurant L’Epicurien, rue Vignes Saint-Avold, deux noms qui promettent des agapes.

Tous les adhérents sont là sauf André et Solange qui s’attendaient à un repas du soir et qui, apparemment sans amertume d’avoir raté le rendez-vous, nous souhaitent au téléphone un bon appétit. Les convives paraissent prêts à honorer ce souhait se saluant joyeusement et constituant des groupes de conversation qui se déferont pour se reconstituer autrement le long de la longue table préparée, décorée et éclairée en partie par la verrière embuée. Pratique, le président, cahier et crayon en main, s’assure que toutes les randonnées à venir vont être prises en charge, et cela avant le repas, ce qui est fait n’étant plus à faire ! , la trésorière offre l’apéritif, l’hôtesse et le serveur s’activent aidés par une adhérente sérieuse qui, prévoyante et anticipant les oublis, a noté les menus choisis par chacun. Bientôt le bruit des conversations s’atténue, les têtes se penchent, les bouches sont sollicitées autrement que par la conversation. C’est qu’on a parlé des menus des fêtes à venir et cela aussi a contribué à mettre l’eau à la bouche !

Les cafés et thés bus, l’après-midi s’organise. Certains, dont Guy et moi, s’en vont à leurs affaires et courses diverses mais le gros de la troupe part pour une promenade le long des remparts, à travers les marchés de Noël et le long du sentier des lanternes qui, d’après ce qu’on peut en voir quand on passe le soir en voiture le long du quai Félix Maréchal hérissé de piques de lumière, est un spectacle féérique moins attendu que la grande roue qui tourne majestueusement au flanc est de la cathédrale elle-même toute dorée de lumière. C’est ainsi que la dernière randonnée se fera aux lumières des fêtes, Hanouka, Noël,  Nouvel  An.

Nous regarderons partir, pour cette promenade citadine qu’on leur a promise sans boue, les randonneurs sans bâton ni boussole, pour nous livrer à nos utilitaires déambulations dans la ville pas encore trop saisie par la frénésie des derniers jours de la semaine, des derniers jours du mois, des derniers jours de l’année...